LES MALADIES GENETIQUES
CHEZ LE CHAT
Tous nos
reproducteurs sont testés chaque année par échographie pour
la HCM & la PKD, ces examens sont effectués par un un
spécialiste.
Myocardiopathie
hypertrophie féline (CMH)
Qu'est-ce que la myocardiopathie
hypertrophique féline ? : la myocardiopathie hypertrophique
féline est une maladie héréditaire qui affecte les chats,
les chiens, les porcs, et les humains. Le mode de
transmission d'une génération à l'autre n'est pas encore
clairement défini. Depuis les années 1970, on admet que la
CMH est une cause fréquente d'arrêt cardiaque, de thrombose
et de mort soudaine chez les chats. Une étude majeure a été
effectuée sur les Maine Coons aux USA, permettant de penser
que cette maladie serait transmise par un seul gène
dominant.
La CMH
peut être définie en tant que maladie du cœur causée par un
épaississement anormal de ses parois musculaires.
L'épaississement des parois musculaires apparaît sur le
ventricule gauche, et/ou sur le septum interventriculaire,
surtout chez les chats. Les muscles papillaires sont des
petites expansions de la paroi du coeur qui servent
d'attaches à des petits cordages empêchant le reflux du sang
du ventricule gauche vers l'auricule gauche pendant la
contraction du cœur. Ils peuvent aussi s'épaissir
anormalement lors de CMH. Quand le muscle cardiaque
s'épaissit, le maître du ventricule gauche diminue et la
quantité de sang pompée par chaque battement de cœur
diminue. La pression dans le ventricule augmente également.
Les valves entre le ventricule gauche et l'atrium gauche
s'affaiblissent, et laissent refluer le sang vers le cœur à
chaque battement de cœur.
Les
chats atteints de CMH s'essoufflent facilement, car le sang
ne s'oxygène pas assez. Ils peuvent aussi avoir du liquide
dans les poumons provoquant des toux, ou des fluides dans
d'autres parties du corps à l'origine d'oedèmes.
Malheureusement, le premier signe de CMH est souvent la mort
subite du chat causée par un arrêt brutal du cœur, ou une
perturbation majeure du rythme cardiaque.
Les
chats affectés ne montrent souvent aucun signe de cette
maladie avant l'âge de 6 mois, et le diagnostic de CMH peut
prendre plusieurs années avant d'être établi. Par
conséquent, et contrairement à la dysplasie des hanches,
l'examen du cœur par un spécialiste en échocardiographie
doit être pratiqué régulièrement, et plusieurs fois au cours
de la vie du chat.
Le Club du Maine Coon Suédois a mis au point
un projet pour cerner l'extension de la CMH démarrant le 1er
Janvier 2004.
La CMH peut-elle être
traitée ?
Les chats affectés par l'HCM peuvent être
traités avec des *diurétiques pour réduire la quantité de
fluides présents dans les poumons et le corps. Des
*antagonistes béta-récepteurs peuvent aussi être utilisés
pour réduire la pression dans le ventricule et sur la valve.
Le traitement médicamenteux peut seulement adoucir les
symptômes de la maladie. On ne peut pas la guérir.
Comment se déroule un
test CMH ?
Une échocardiographie du chat est réalisée
permettant de voir les parties du coeur qui sont
anormalement épaisses, comment le coeur bat, et comment le
sang circule.
L'examen est indolore et habituellement bien toléré par les
chats. Si le chat est nerveux, il est préférable de lui
administrer un sédatif léger par injection, car il est
important que le chat soit le plus calme possible.
L'examen peut être réalisé avec le chat
debout ou couché sur une table d'examen spéciale . Il est
nécessaire de raser le chat sur une petite surface pour
permettre la transmission des images. Comme le Maine Coon a
une fourrure soyeuse avec peu de sous poil, il est possible
de bien mouiller et d'écarter la fourrure sans la raser.
Pour avoir un bon contact avec la peau et obtenir une bonne
image de la zône examinée, on utilise également un gel
spécial. L'examen peut durer jusqu'à 30-40 minutes.
Test ADN pour l'HCM
Informations et recommandations (mises à
jour en avril 2007)
Un test génétique est disponible depuis l'an
passé (2006) pour identifier les chats porteurs d'une
mutation génétique spécifique sur le gène de la protéine C
cardiaque de liaison à la myosine 3 (MyBPC3), également
appelé HCM1. L'association entre cette mutation et l'HCM a
été démontrée dans une colonie de chats Maine Coon. Il est
clair aujourd'hui que cette mutation est également
associée à un risque accru de développer une HCM chez les
chats Maine Coon de la population d'ensemble. A ce stade, on
ne sait pas exactement dans quelle proportion ce risque est
accru. Des études prospectives à venir sont nécessaires pour
obtenir une estimation plus précise du risque.
Il faut noter que chez
les humains qui ont la même maladie, il y a plusieurs
mutations génétiques distinctes qui peuvent en être
causatives.
Il est probable que la situation soit identique chez le
chat. Dans les statistiques dont on dispose actuellement, la
moitié environ des chats Maine Coon qui ont été
diagnostiqués atteints d'HCM par échographie ou par autopsie
portent la mutation HCM1.
A l'évidence, la moitié restante exprime une HCM du fait
d'autres causes, probablement d'autres mutations.
Cela signifie que
l'absence de la mutation chez un chat NE signifie PAS qu'il
ne développera jamais une HCM.
Cela signifie qu'il ne porte pas la seule mutation connue à
ce jour qui peut entraîner le développement de la maladie
chez le chat. Dans l'avenir, d'autres mutations pourraient
être identifiées, et à leur tour être dépistées. Les chats
qui sont positifs à ce test ne développeront pas
nécessairement une maladie cardiaque significative,
entraînant leur décès. Certains chats développeront une
forme très modérée de la maladie et vivront relativement
bien, et certains pourraient même ne pas développer de
signes de la maladie. On ne connaît pas à ce jour les
facteurs qui font qu'un chat porteur de la mutation
développe précocement une HCM, quand un autre chat développe
une forme plus modérée et plus tardive, voire aucun signe de
maladie cardiaque. Il est à espérer que les connaissances
progressent à l'avenir.
Nous
proposons les recommandations suivantes concernant le test
génétique pour l'HCM1 :
Il est recommandé que tous les chats Maine Coon destinés à
être utilisés en élevage soient testés pour déterminer leur
statut, à moins que l'on sache que les parents du chat sont
négatifs pour la mutation.
Il
n'est pas recommandé d'utiliser ce test génétique pour
d'autres races, à moins qu'il y ait des chats Maine Coon
dans leur pedigree, dans la mesure où, à ce jour, cette
mutation donnée n'a été retrouvée que chez des chats Maine
Coon ou apparentés à des Maine Coons.
Il est
recommandé de continuer à faire examiner les chats par
échographie, car cela aidera à détecter les chats qui ont
une HCM induite par une autre mutation que l'HCM1.
Les décisions
d'élevage doivent être prises avec prudence. A ce jour, les
laboratoires ont rapporté qu'il y avait environ 33-35% de
résultats positifs parmi les chats Maine Coon qu'ils avaient
testés. Cela signifie qu'environ un tiers de l'ensemble des
chats Maine Coon semblent avoir au moins une copie de ce
gène muté.
Retirer l'ensemble de ces chats du cheptel de reproduction
pourrait être très dangereux pour la santé future de la
race.
Pour cette raison, il
n'est PAS recommandé que tous les chats hétérozygotes pour
la mutation (qui ont UNE copie du gène muté) soient
immédiatement retirés des programmes d'élevage. Les
hétérozygotes peuvent être utilisés si le chat est considéré
comme important pour maintenir la variabilité génétique.
Dans la mesure où il n'y a pas aujourd'hui de manière
objective de déterminer précisément quels chats sont
importants au maintien de la variabilité génétique et quels
chats ne le sont pas, il est laissé, individuellement, au
propriétaire du chat de faire usage de son jugement en la
matière. Un chat hétérozygote ne devrait être croisé qu'avec
un chat négatif et sain, pour décroître le risque de faire
naître des chats atteints. Dans le processus, des chatons
négatifs issus de ces lignées devraient être sélectionnés
pour la reproduction.
Il n'est pas recommandé d'utiliser des chats homozygotes
(qui ont DEUX copies du gène muté).
Il faut
garder à l'esprit que les progrès scientifiques dans ce
domaine sont importants, et que les recommandations
pourraient être modifiées au fur et à mesure que de
nouvelles informations sont rendues publiques.
La
polykystose rénale (PKD)
Informations prises sur le site du L.O.O.F -
http://loof.asso.fr
La
polykystose rénale ou PKD en anglais pour Polykystic Kidney
Disease, est une maladie qui touche plusieurs races de chats
dont le Persan, l’Exotic Shorthair et le British Shorthair/Longhair.
Il s’agit d’une maladie rénale qui se traduit par
l’envahissement progressif du rein des chats atteints par
des kystes remplis de liquide. Le nombre et la taille de ces
kystes augmentent avec l’âge du chat et lorsque le tissus
rénal n’est plus suffisamment présent pour assurer les
fonctions d’épuration du rein, il se développe une
insuffisance rénale chronique.
Cette insuffisance se traduit par des symptômes variés dont
: dépression, perte d’appétit, léthargie, vomissements,
polydipsie (augmentation de la prise de boisson), polyurie
(augmentation du volume des urines), perte de poids.
Le rythme de croissance et de multiplication des kystes est
variable d’un chat à un autre. Aussi la date d’apparition
des symptômes d’insuffisance rénale peut être très variable,
allant en moyenne de 2 à 10 ans. Il n’existe pas de
traitement spécifique de la PKD.
La PKD est une maladie héréditaire. Son mode de transmission
est autosomique dominant. Un chat malade possède une copie
du gène muté et le transmet, en moyenne, à 50 % de ses
chatons. Il n’existe pas de chat ayant deux copies du gène
muté, cette condition n’étant pas viable. Ainsi tout chat
atteint de PKD a l’un de ses parents, au moins, atteint de
PKD.
La proportion de chats atteints dans les portées varie en
fonction du statut des reproducteurs :
- un chat sain croisé avec un chat sain donnera 100 % de
chatons sains qui ne transmettront pas la maladie,
- un chat atteint croisé avec un chat sain donnera 50 % de
chatons sains et 50 % de chatons malades,
- un chat atteint croisé avec un chat atteint donnera 33 %
de chatons sains et 67 % de chatons malades. (les chatons
homozygotes ne sont pas viables).
La PKD peut être dépistée par votre vétérinaire de deux
façons différentes.
Tout d’abord, la réalisation d’une échographie des reins,
permet de voir si des kystes sont présents dans les reins.
Cette échographie est fiable. Une étude a montré que les
chats atteints développaient des kystes visibles en
échographie à 10 mois dans 95 % des cas. A un an, ce
pourcentage augmente encore.
D’autre
part, la découverte du gène et de la mutation (appelée PKD1)
responsable de la PKD chez le Persan, l’Exotic Shorthair et
le British Shorthair/Longhair permet désormais d’effectuer
un test génétique sur les animaux de ces races. Ce test
consiste à rechercher directement la présence de la mutation
chez le chat. Votre vétérinaire pourra effectuer le
prélèvement de cellules buccales, très rapide et totalement
indolore, nécessaire à la réalisation du test. |